Yuka, est-ce aussi sain qu’on ne le croit ?

Mis à jour : mai 2




Vous connaissez et utilisez sûrement déjà cette application qui analyse nos produits alimentaires

et cosmétiques. Elle guide les consommateurs dans le choix de meilleurs produits pour leur santé

et par conséquence incite les industriels à revoir la composition de leurs produits.

Mais est-ce qu’en tant que consommateurs, nous remarquons un réel changement dans nos vie

grâce à cette application ?


Rappelons le principe de Yuka :


On retrouve principalement deux typologies de produits dans la ligne de mire de cette application :

les produits alimentaires et les produits cosmétiques.

Yuka analyse les produits alimentaires selon leur qualité nutritionnelle, avertie sur la présence

d’additifs à risque et la présence ou non du label Bio.

Pour les produits cosmétiques, les indicateurs avertissent sur la présence de perturbateurs

endocriniens, cancérigènes, allergènes et irritants dans la composition des produits.

Lorsqu’un ingrédient est sujet à controverse, un malus est donné au produit par l’application.

Pour effectuer son évaluation, des bases de données et études scientifiques sont prises en

compte, ainsi que les indicateurs du Nutri Score apposés sur le packaging de certains produits.

Ce fameux Nutri Score qui classe les produits de A à E.


L’attribution de ce score est basée sur l’apport calorique des produits, les teneurs en sucre,

graisses saturées, sel, fruits, légumes, légumineuses, oléagineux, fibres, protéines et huiles.

Première limite : confusion entre qualité et quantité

La pertinence de ce score n’est pas encore démontrée et peut parfois être faussée en fonction de

la nature du produit, car le score ne prendre en compte son utilisation. Par exemple, une huile

d’olive peut obtenir un score classé D ou E car c’est un concentré de lipides mais elle reste

essentielle en quantité raisonnable.


Ainsi, Yuka donne des notes et un code couleur à chaque produit scanné allant de 0 à 100 et du

rouge au vert.


Ce score nous montre si le produit que nous avons choisi est bon ou pas pour notre santé, mais la

vérification de la composition des produits reste notre meilleur atout.

Les impacts de l’application


L’utilisation de l’application peut avoir un impact sur notre façon d’acheter mais également sur les

grandes industries agro-alimentaires, leur intérêt étant d’obtenir un score qui satisfait le

consommateur et qui le pose à choisir ce produit plutôt qu’un autre.

De plus en plus de personnes utilisent cette application en faisant leurs courses, donc l’industrie

agro-alimentaire doit garder un œil sur leurs notes.


Cependant l’application ne va pas nous recommander la consommation de produits classés D ou

E selon le Nutri Score ou aillant un score Yuka inférieur à 50.


Soyons positif, peut-on alors espérer que cette application puisse avoir un impact sur la

composition de certains produits en vente, produits qui porteraient le « bonnet d’âne » Yuka ?

Une lueur d’espoir se profile. En effet, on observe la disparition de centaines d’additifs, des

compositions changées et la démocratisation des produits Bio moins onéreux qu’il y a quelques

années.


Mais alors, c’est quoi le BIO ?


Le logo AB (Agriculture Biologique) respecte les caractéristiques suivantes :

C’est une démarche individuelle et un mode de production

Respectueux de l’environnement et du bien être animal

Possible par tous les produits agricoles

Utilise le principe de la jachère, prédateurs naturels et désherbage manuel

N’utilise aucuns produits chimiques de synthèse

Les produits contiennent au moins 95% d’ingrédients agricoles certifiés biologiques et moins de

0,5% d’OGM (Organisme Génétiquement Modifié)

Il y a une obligation de moyens mais pas de résultats

Donc vous l’aurez compris, pour qu’un produit puisse disposer de ce logo, il doit présenter ces

caractéristiques. Malheureusement, certaines données sont faciles à duper par les industriels, des

résultats peuvent être faussés et donc induire le consommateur en erreur par la suite.

Concernant la composition des produits vendus, l’application fournit aux industriels,

involontairement ou non, la liste des composants non acceptés dans la notation des produits et

permet alors aux fabricants de modifier les quantités des composants ou les composants eux-

mêmes. Mais ceux qui ne veulent pas modifier considérablement la composition de leurs produits,

les changements effectués seront minimes : les quantités des produits non désirables seront

réduits pour paraitre invisibles par l’application et donc remonteront dans le score jusqu’à atteindre

nos placards.


Si l’application ne veut que notre bien, elle ne considère pas les produits ultra-transformés et va

alors les placer au même rang que des produits de meilleures compositions mais contenant

certains composants qui vont avoir une influence néfaste sur notre santé en fonction de leur

utilisation.


La plupart des articles consultés pour écrire cet article dénonce Yuka comme étant une application

dont le consommateur ne peut plus se passer. Malgré le fait qu’elle oeuvre pour le bien de notre santé, nous ne devons pas en devenir dépendant et apprendre à déjouer les pièges de l’industrie

agroalimentaire par nous-même en lisant les étiquettes de nos produits.

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