Bien vivre sans gluten en 6 règles d’or

Mis à jour : avr. 15


Selon l’AFDIAG, 1 patient sur 4 aurait été d’abord traité pour le Syndrome du côlon Irritable avant d’avoir été diagnostiqué pour une intolérance au gluten. On utilise beaucoup le terme « régime » pour parler du mode de vie des cœliaques, mais à mon sens, ça ne reflète pas qu’un centième de ce que cela implique vraiment au quotidien.

Commençons par un brin de définition.


Le gluten c’est le mariage de deux grands types de protéines insolubles dans l’eau contenue dans la plupart des farines ; les prolamines et les gluténines. Ce mariage protéique avec l’eau donne une substance collante que l’on appelle, vous l’avez deviné, le gluten. Magique la chimie ! Mais malheureusement, certains d’entre nous n’arrive pas à le digérer et parfois on a le droit à quelques désordres digestifs.

Concrètement la maladie cœliaque est une maladie auto-immune chronique touchant principalement l’intestin. Elle provoque une atrophie villositaire (c’est-à-dire la destruction des replis de la muqueuse et du tissu conjonctif de l’intestin grêle), entrainant une mauvaise absorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique. Elle atteint enfants et adultes dans toutes les tranches d’âge. On peut y être allergique (cela reste très rare), intolérant ou hypersensible.

Le seul traitement connu à ce jour reste l’éviction totale du gluten de l’alimentation. En revanche, avant de commencer un régime aussi restrictif et contraignant, un diagnostic précis doit être réalisé par votre médecin traitant (à l’aide de plusieurs examens).

Avec les années, les recommandations diverses et les indications non subtiles de mon intestin, j’ai fini par m’organiser et m’édicter quelques règles d’or et astuces que je vous partage ici pour que vous puissiez vous aussi, à nouveau, manger avec moins d’angoisse.


Règle d’or n°1 : Les étiquettes tu liras


Faites vraiment l’effort de lire les étiquettes. Pourquoi ? Parce que justement ça vous évitera pas mal de déconvenues, et de moments terriblement très gênants. Ne vous inquiétez pas, avec le temps, cela deviendra une seconde nature pour vous.

Pour vous souvenir des céréales à éviter, pensez au « SABOT ». Quesako ? C’est un simple acronyme qui veut dire : S – Seigle, A -Avoine, B – Blé, O – Orge et T – Tricale.

Pensez à vérifier aussi les ingrédients des médicaments. Je vous vois venir, alors oui c’est tordu et abusé, mais certains médicaments contiennent effectivement du blé ou des traces. Vérifiez auprès de votre médecin et votre pharmacien si les médicaments prescrits en contiennent. Sinon privilégiez les comprimés effervescents ou les gélules.



Règle d’or n°2 : Logo « épi » et les mentions « sans gluten », « naturellement sans gluten » tu traqueras


Partez à la traque du logo « Épi de blé ». Il certifie qu’un produit est sans gluten, et ça, ça rend la vie un peu plus belle. Les mentions « sans gluten » et « naturellement sans gluten » sont aussi nos amies.



Règle d’or n°3 : En dehors de la maison, ta vigilance tu redoubleras


Que ce soit pour une sortie au restaurant, une pause snack, un repas de famille, un apéro entre amis, à la cantine de l’école, au self du boulot, ne baissez pas votre garde. Ce sont justement dans ces moments de convivialité et de partage, qu’on oublie facilement que le gluten se trouve là où on ne l’attend même pas.

Globalement, à quoi faire attention ?

· Aux plats en sauce : il est utilisé pour son aspect épaississant, on évite donc le rayon sauce industrielle, mais aussi au restaurant (à défaut on demande au serveur, légalement on ne peut pas vous le refuser).

· Aux aliments panés et/ou frits : adieu KFC™, McDonald’s®, Burger King® et autres… bonjour la belle escalope panée maison ou le burger (consultez notre recette « à venir », et celle de burger « à venir ») ; à défaut ne prenez pas ce qui est pané et ne mangez pas le pain des burgers

· Aux chips : même les chips ne sont pas épargnées et surtout les aromatisées, elles ne contiennent pas que de la pomme de terre et du sel.

· Aux épices : quoi ?! Parfois de l’amidon et de la farine de blé sont ajoutés, pas très réglo, je sais.

· A la charcuterie : je vous embête, n’est-ce pas ? Mais oui, je suis obligée de toucher aux sacro-saintes charcuteries. En effet, certaines charcuteries contiennent du gluten et cela peut-être même votre jambon préféré ou vos merguez pour votre barbecue…

· Aux sucreries : courage votre supplice arrive à la fin. Certains chocolats, glaces (RIP le merveilleux pot d’Häagens Dazs® au caramel beurre salé) et bonbons (oui même les Dragibus® et les fraises Tagada®!!!) cachent aussi du gluten.


Partir en vacances peut vite devenir en anxiogène, et pourtant la mode du « régime sans gluten » va plutôt bien nous aider pour cette fois. Une petite recherche sur Internet de votre lieu de destination et hop ! pleins de super adresses et même celles pour acheter de quoi cuisiner (jetez un œil aussi au site de l’AOECS).

N’oubliez pas de contacter la compagnie aérienne (surtout pour les vols avec les repas) et votre hôtel, informez-les de votre « régime ». Ils feront le nécessaire pour vous aider.



Règle d’or n°4 : Aux boissons tu feras attention


Là encore ouvrez l’œil, le gluten s’y cache aussi, la bière, le whisky, la vodka, les sirops, les chicorées (là je décline toute responsabilité entre vous et votre grand-mère), certaines saveurs ajoutées dans le café Starbucks® (bye bye Frappucino® et Caramel Macchiato).



Règle d’or n°5 : Aménager ta cuisine, tu y penseras


Prévoyez un plan de travail et des équipements de cuisine réservés « sans gluten ». Cette règle d’or est valable surtout pour les plus intolérants d’entre nous, qui ont des réactions avec des « traces » de gluten. On ne cuit pas et on ne prépare pas les aliments sans gluten avec les aliments avec gluten.



Règle d’or n°6 : Ta flemmardise en cuisine tu mettras au placard


Pourquoi ? Parce que la plupart des plats préparés, des sauces, des potages produits par l’industrie agro-alimentaire utilise le gluten comme épaississant alors exit le rayon biscuit, le rayon boulangerie, le rayon sauce industrielle et on oublie aussi de prendre un plat tout fait au rayon frais ou au rayon surgelé. Regardez le rayon « sans gluten » les grandes marques ont développé des snacks, des biscuits et des pains sans gluten.

Mais aussi, on retrousse ses manches, on ressort la cocotte et le mixeur de mamie. Vous trouverez des recettes sans gluten sur le blog, mais aussi sur Internet. Je vous conseille aussi le magazine Niépi qui a sauvé la plupart de mes repas de fêtes.

Vivre sans gluten, ce n’est pas simple mais c’est largement envisageable. Il y a toujours des solutions et des personnes qui peuvent vous soutenir via les associations de maladies cœliaques, via votre diététicienne ou votre médecin. Pour moi, la contrainte ne devrait pas représenter la perte du plaisir de manger et de partager un bon moment autour de la table. N’hésitez pas à partager votre expérience, une anecdote ou une autre règle d’or.









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